Histoire de France Nature Environnement Centre-Val de Loire

 

Libellule3

Centaurea cyanus les Grandes fontaines Petite Beauce JLP

 

Mare et Champs

Loiret par J. Chenault1

La naissance

 6 associations départementales se regroupent afin de coordonner leurs actions et communiquer sur les dossiers pluri-départementaux qu'elles suivent. Elles fondent la Fédération Régionale des Associations de Protection de l'Environnement du Centre (FRAPEC), déclarée à la préfecture du Loiret le 15 février 1980.

Une 1ère période militante (1980-1990)

La sauvegarde de la Loire

Le Val de Loire vit à l'heure nucléaire : les réacteurs produisent leurs premiers kilowatts, les centrales de la seconde génération sont en cours de construction à Chinon, Saint-Laurent, et Dampierre-en-Burly.

L'autre sujet préoccupant de l'époque est l'aménagement hydraulique du fleuve. L'Association Nationale pour l'Etude de la Communauté de la Loire et de ses affluents (ANECLA) réclame pas moins de 15 ouvrages ! L'Etat accorde alors des crédits pour, notamment, éviter aux centrales qui sont de grosses consommatrices d'eau de se retrouver « à sec ».

 

Loire

Le Colloque Loire

La toute jeune FRAPEC organise le colloque « L'écologie et l'aménagement de la Loire », événement fondateur de la fédération, en novembre 1980 à Tours. L'objectif  est d'établir un « bilan des connaissances sur les différents paramètres écologiques du bassin de la Loire » afin que ceux-ci soient pris en compte « dans les opérations d'aménagement et de gestion du fleuve ».

Premiers pas

En 1981, le Gouvernement décide de mettre en place des « états généraux de l'environnement » dans toutes les régions.

La FRAPEC qui, grâce à l'organisation du Colloque, est désormais reconnue, est sélectionnée pour les organiser en Région Centre. Ils se tiennent en 1982 à Orléans. La FRAPEC s'organise et embauche ses 2 premiers salariés en qualité d'objecteurs de conscience.

La 1ère « feuille de liaison »,  destinée à maintenir le lien entre des membres disséminés à l'échelle régionale, est éditée sur papier recyclé en mai 1983.  En 1984, la « feuille de liaison » laisse sa place à « Nature Environnement en région Centre », un peu plus dense, un peu mieux mis en page. Et disponible sur abonnement. Une nouvelle série de « Nature Environnement », « Pour que vive la Loire », paraîtra à partir de mars 1991.

La création de Loire Vivante

Dès la création par l'Etat d'un Etablissement Public pour l'Aménagement de la Loire et de ses Affluents (EPALA), la FRAPEC réagit et demande un siège au sein de l'EPALA, comme les statuts le permettent mais cela ne lui sera pas accordé. Dans le même temps le programme hydraulique s'accélère, et en février 1986 un accord tripartite est signé entre l'EPALA, l'Etat et l'Agence de bassin Loire-Bretagne.Loire4

L'idée d'un outil de combat spécifique à la Loire germe au sein de la FRAPEC. Loire vivante, dont l'objectif est de rassembler le maximum d'acteurs écologistes, naît le 14 juin. La FRAPEC, que Jean Louis Sénotier représente, assure la coordination. Début 1987, Christine Jean, jeune biologiste de formation, est embauchée, elle reprend la coordination de Loire Vivante.
Il est urgent de rassembler des informations et de « faire procéder à des contre-expertises hydrauliques, économiques, archéologiques et paysagères du projet d'aménagement global de l'EPALA. La stratégie de Loire Vivante n'est plus d'opposer des arguments « naturalistes » (comme la protection des sternes) aux arguments technocratiques de l'EPALA, mais de démonter méthodiquement son argumentaire technique et scientifique.

Dans cet objectif, Jean-Louis  Sénotier fait rentrer à Loire Vivante Bernard Rousseau, un scientifique, membre du Comité de bassin Loire Bretagne, et vice président de la FRAPEC. Travail des dossiers, sensibilisation des journalistes, Nature Centre devient une plaque tournante du combat Loire, et ceci d’autant plus facilement que la proximité de Paris favorise le déplacement des journalistes : et ils furent nombreux à venir à Orléans admirer les rives de la Loire. Un système bien rodé pour les journalistes se mettra en place, avec présentation d’arguments techniques, de documentations, d'organisation de visites des déversoirs et des vals inondables, des repères de crues, avec informations sur le réseau associatif qui œuvre depuis le Mont Gerbier de Jonc jusqu’à l’estuaire de la Loire.

Août 1989

Mont gerbier de JoncNature Centre organise avec Loire Vivante pendant 15 jours l'opération des « Marcheurs de l'eau ». Portée à dos d'homme vers la mer, l'eau de la Loire est prélevée à chaque étape depuis les sources du Mont Gerbier de Jonc jusqu'à son estuaire à Nantes : énorme succès pour Loire Vivante, la revue de presse en témoigne.

Février 1990

verre deauLoire Vivante est reçue par Michel Rocard à Matignon et présente ses revendications. B Rousseau, Président de Nature Centre, est présent et remet au premier Ministre deux flacons d'eau d'un vert éclatant, puisée dans les barrages de Villerest et de Grangent, fortement eutrophisés. Impressionné par le niveau de pollution de ces barrages, le Premier Ministre s'y référera souvent dans ses décisions.

Août 1990

SaumonPendant 15 jours, sur le modèle « des marcheurs de l'eau » mais en remontant le fleuve, nouvelle opération organisée par Nature Centre avec Loire Vivante, depuis Nantes jusqu'aux sources de la Loire et de l'Allier : « la remontée du saumon ». Le voyage se termine par le dynamitage symbolique de l'effigie du barrage de Poutès Monistrol, obstacle à la migration des saumons, suivi d'une fête sur le site de Serre de la Fare. Là aussi grand succès pour Loire Vivante.

Septembre 1991

Loire par NicoNature Centre organise la fête de l'eau à Orléans en bord de Loire. Une pyramide de 3 mètres de haut est construite ; sur des supports, les militants de Loire Vivante installent des échantillons d'eau polluée, prélevés en rivières ou en sortie des stations d'épuration ou ailleurs, on crée ainsi la pyramide des eaux polluées de France. Théodore Monod, l'homme du désert,  préside la manifestation et c'est au pied de cette pyramide des eaux polluées que le sage délivre son message.

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