Prises de position Déchets

Boues de stations d'épuration

En tout état de cause, que la première des mesures à promouvoir est la réduction, autant que faire ce peut, de la production de boues.

Il importe de retenir l'intérêt de l'épandage des boues de station d'épuration : en effet, la diminution régulière des matières organiques dans les sols, le retour d'une partie de celles-ci par cet épandage, la teneur en eau importante (en défaveur de l'incinération), l'éventuelle proximité entre le producteur et l'agriculteur sont des arguments potentiellement propices à leur usage pour une meilleure structuration du sol cultivé.

Etant donné l'évolution des directives de plus en plus précautionneuses quant à l'impact des rejets sur l'environnement et la santé, on se doit pour le moins de respecter scrupuleusement la transposition et l'application des normes européennes.

Toutefois, plusieurs considérations méritent d'être prises en compte :

  • Tant que l'innocuité de chaque boue à épandre n'a pas été prouvée (présence de médicaments notamment) et que leur usage n'est pas correctement adapté, tout type de traitement approprié (incinération type torche à plasma, stockage) doit être envisagé.
  • L'éloignement entre le producteur et le lieu d'épandage est un élément à prendre en compte dans le calcul du carbone émis et de l'intérêt de leur usage agricole.
  • Un renforcement du contrôle et du suivi est une nécessité absolue. Les dossiers soumis à enquête publique doivent être irréprochables.
  • Aucune dissociation ne doit être retenue entre les petites et grandes stations d'épuration concernant l'analyse et le traitement des boues de station d'épuration.
  • Les lixiviats des centres de traitements de déchets (incinérateurs et stockages) ne doivent pas rejoindre les stations d'épuration.

De plus, sachant que les boues de station issues des collectivités ne représentent que 1 % des matières organiques et engrais épandus en agriculture, les matières résiduelles (éléments traces métalliques, les micro polluants organiques, les micro-organismes) issues de celles-ci sont très largement inférieures à celles épandues par ailleurs. Il faut donc intégrer cette dimension dans l'analyse à conduire sur une approche systémique des milieux et des risques à considérer. Toutefois, cela ne doit pas nous empêcher d'être particulièrement attentifs aux propriétés des boues épandues.

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