Pesticides et riverains

 

L'Organisation Mondiale de la Santé a classé un grand nombre de pesticides comme cancérogènes, mutagènes (toxiques pour l'ADN) ou reprotoxiques (nocifs pour la fertilité). Ils font également partie de la grande famille des perturbateurs endocriniens. Derrière ces mots, une myriade de maladies (Maladie de Parkinson, cancers, malformations, infertilité...).

Les premiers touchés sont les agriculteurs et agricultrices qui manipulent et respirent ces produits, dès leur épandage. Les riverains des parcelles agricoles où s'opèrent les épandages sont également très exposés. France Nature Environnement défend une meilleure information sur les dangers de l'exposition à ces substances. Si quelques mesures de protection ont été prises pour les lieux accueillant des personnes vulnérables (principalement les enfants), c'est l'ensemble des citoyens et citoyennes à proximité des épandages qui devraient être tenu.e.s #LoinDesPesticides. France Nature Environnement a ainsi lancé une pétition pour interdire les épandages de pesticides à proximité des habitations. Et les effets sanitaires de ces substances dépassent le périmètre des champs.

France Nature Environnement milite pour une sortie rapide des pesticides, qui ont des impacts certains sur la santé des personnes, agriculteurs et habitants proches des cultures traitées, et sur la biodiversité végétale et animale. Cela impose d’engager au plus vite la transition agroécologique de l’agriculture française.

Tant que ces produits toxiques continueront à être utilisés, il est indispensable de prendre des mesures pour protéger les habitants riverains de cultures traitées, ainsi que pour protéger les zones naturelles sensibles. Et pour cela, d’appliquer le principe de précaution. Malheureusement, les projets de textes du gouvernement ne vont pas dans ce sens.

Pour une réelle protection des riverains, France Nature et Environnement demande :
  • Une charte nationale contraignante et obligatoire, avec des sanctions en cas de non-respect
  • La combinaison de mesures de protection, notamment une distance minimum de 150 mètres entre les cultures traitées avec les pesticides et les zones résidentielles (habitations, zones d’activités commerciales et de loisir, écoles, etc.) ou les zones naturelles sensibles, l’information obligatoire sur les dates et horaires de traitement et des moyens de réduction de la dispersion des produits épandus
  • Une application effective de ces mesures dès le début de la saison agricole 2020
  • Un guichet unique de recueil des déclarations de dérives des produits et d’exposition des personnes (à l’instar du dispositif Phytosignal de Nouvelle-Aquitaine)

France Nature Environnement demande également que l’élaboration de la charte soit pilotée par le gouvernement (ministères de l’Agriculture, de la Transition écologique, de la Santé), en associant les représentants des agriculteurs, des associations de protection de l’environnement, des riverains, des consommateurs, des associations de maires.

actuassos

 

 

actufne

     logo fne

Actu FNE